La guerre de Hanouca
La guerre de Hanouca
Le 27 novembre 2025
LA GUERRE DE HANOUCA : L’INDÉPENDANCE DE LA JUDÉE
Hanoucca : l’indépendance miraculeuse d’une nation
La fête de Hanoucca n’est pas seulement le souvenir d’un miracle ancien. Elle représente aussi un moment unique dans l’histoire :
le retour d’une indépendance juive à l’époque du Second Temple (Rambam, Hilkhot Hanouka 3,1), et la transformation de la conscience du peuple d’Israël.
Les livres des Maccabées (I Maccabées 1–4 ; II Maccabées 8–10) décrivent comment Hanoucca marque le passage d’une vision religieuse intime à une dimension nationale, où la Torah et le Temple redeviennent le centre de la vie publique.
C’est la fête du dernier royaume juif indépendant avant la longue période de l’exil
(Josèphe, Antiquités Judaïques XII, 6–11).
Le retour du Temple et le réveil national
Hanoucca n’est pas seulement le miracle de l’huile. Elle célèbre surtout :
-
la reprise du Beit HaMikdash par les Maccabim
(I Maccabées 4,36–59), -
la réinstallation du service divin,
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et la renaissance d’un pouvoir juif autonome en Judée
(Rambam, Hilkhot Hanouka 3,1).
Les Maccabim n’ont pas mené uniquement une guerre militaire. Ils ont réveillé une nation spirituellement affaiblie, redonnant à Israël la conscience que son identité n’est pas privée mais nationale, comme le souligne le Rav Kook (Orot HaMikdash, chap. Hanoucca).
Illuminer l’exil
La lumière de Hanoucca jaillit au cœur de l’obscurité. Le Talmud rappelle que la question « Mai Hanoucca ? » (Qu’est-ce que Hanoucca ?)
commence par l’évocation de la guerre et de la libération du Temple (Shabbat 21b), avant même de mentionner le miracle de l’huile.
Aujourd’hui encore, le message des Maccabim est une source d’espoir : une petite minorité, armée de foi, peut éveiller une nation entière.
Le miracle de l’huile : un signe éternel
Après la libération du Temple, les Cohanim ne trouvèrent qu’une seule fiole d’huile pure, scellée du sceau du Cohen Gadol (Shabbat 21b).
Elle n’avait de quoi brûler qu’un jour… et pourtant, elle dura huit jours, permettant de produire une huile nouvelle pour la Ménorah.
Ce miracle symbolise, comme l’explique le Maharal (Ner Mitsva), l’éternité irrationnelle du peuple juif : logiquement, Israël aurait dû disparaître —
mais la lumière d’Hachem se tient toujours “au-dessus de la logique”.
La fiole devient donc le signe visible que la survie d’Israël n’est pas naturelle, mais divine.
Un message pour notre génération
Hanoucca nous enseigne que même dans l’obscurité, une seule lumière — allumée avec courage — peut éclairer une nation entière.
De la même manière que les Maccabim ont rendu la souveraineté et la lumière à Israël, nous sommes appelés à poursuivre leur œuvre : par la Torah, l’unité, et la conscience que notre peuple porte une mission éternelle (Rav Kook, Ma’amarei HaRaayah – Hanoucca).
