Les Hashmonaim et les Macabim
Les Hashmonaim et les Macabim
Le 27 novembre 2025
LES HASHMONAÏM – LES MACCABIM
Version corrigée et structurée
La destinée des ‘Hashmonaïm
Les ‘Hashmonaïm (ou Hasmonéens) étaient une famille de Cohanim, donc descendants de Lévi, fils de Yaakov. Parmi eux, Matityahou ben Yo’hanan et ses cinq fils — Yehouda, Shimon, Yonathan, Elazar et Yo’hanan — devinrent les fondateurs d’une dynastie qui dirigea un État juif indépendant puis semi-indépendant en Terre d’Israël, durant la période du Second Beit HaMikdash.
Les décrets d’Antiochus
En 168 avant l’ère commune, le roi Antiochus IV Épiphane décréta une série d’interdictions contre les Juifs :
-
interdiction de pratiquer la circoncision,
-
interdiction d’observer le Chabbat et les fêtes,
-
interdiction d’étudier la Torah,
-
obligation de se prosterner devant des idoles,
-
sacrifices forcés en l’honneur des divinités grecques.
Ces décrets visaient à déraciner la Torah et à effacer l’identité juive.
La révolte des Ḥashmonaïm
Face à cette oppression, Matityahou et ses fils prirent les armes contre les Grecs — première puissance mondiale de l’époque.
Depuis les montagnes et les villages reculés de Judée, ils menèrent de rudes batailles contre l’armée syrienne-séleucide.
Peu avant sa mort, Matityahou transmit la direction de la résistance à son fils Yehouda haMaccabi.
Après de nombreuses victoires, Yehouda et ses hommes purifièrent le Beit HaMikdash et réinstaurèrent le service divin.
C’est de cette inauguration que naquit la fête de Hanoucca (חנוכה = « inauguration »).
Mais les combats ne s’arrêtèrent pas là. En 160 avant l’ère commune, Yehouda tomba au combat lors de la bataille d’Elassah.
Ses frères — Shimon, Yonathan, Elazar et Yoḥanan — poursuivirent néanmoins la lutte, jusqu’à obtenir une victoire décisive sous la direction de Shimon haMaccabi.
Shimon HaMaccabi : l’indépendance retrouvée
Avec le temps, la région de Judée devint un État indépendant, dirigé par Shimon. Il proclama la Torah comme loi du pays. Même le roi syrien reconnut officiellement cette indépendance, alors que l’Empire des Séleucides commençait à se fragmenter.
Shimon apporta au peuple juif une stabilité politique et spirituelle qu’ils n’avaient pas connue depuis longtemps.
Le “hic” dans l’histoire : une reconnaissance tardive
Malgré sa réussite militaire, politique et spirituelle, Shimon ne reçut pas immédiatement la reconnaissance qu’il espérait de son peuple.
Pour y remédier, il réunit une grande assemblée dans laquelle le peuple :
-
reconnut Shimon comme chef (Nassi),
-
le nomma ministre de l’armée,
-
puis le désigna comme Cohen Gadol.
Une triple autorité jamais vue jusque-là : pouvoir royal + pouvoir militaire + pouvoir sacerdotal.
Mais le point le plus étonnant n’est pas là.
Un fait historique unique
En plus de cette reconnaissance, le peuple accorda à toute la descendance de Shimon le droit de porter le titre de Cohen Gadol,
instaurant une nouvelle lignée sacerdotale dirigeante.
C’est ce qui fit des Hashmonaïm non seulement des héros de guerre, mais aussi une dynastie religieuse et politique qui marqua profondément l’histoire d’Israël.
